La sardine en conserves (Sardina Pilchardus Walbaum) était au cœur des débats tout dernièrement dans la capitale du Souss. C’était lors de la 30e session du comité du Codex sur les poissons et les produits de la pêche (CCPPP).
L’intérêt de la rencontre pour le Maroc est de taille. Particulièrement la défense de la norme concernant la sardine en conserves. L’importance économique de cette dernière attise les convoitises de plusieurs pays qui cherchent à y inclure des espèces voisines et profiter ainsi de sa réputation commerciale sur les marchés les plus exigeants.
Aussi, le Maroc, qui veut préserver ces acquis de position dominante en la matière, est-il très actif sur ce dossier. Pour l’heure, l’avant-projet de révision de la procédure d’ajout de nouvelles espèces dans les normes du Codex bloque l’inclusion de nouvelles espèces de poisson pélagiques. «L’ancienne procédure était trop permissive», précise Majid Joundy, vice-président de l’Union nationale de l’industrie de la conserve de poisson (Unicop) et vice-président du Comité international de la Sardina Pilchardus (CISAP). Selon lui, le groupe de travail qui a discuté la question dernièrement a introduit de nouvelles méthodes d’investigation modernes. Ceci de manière à s’assurer de l’affiliation de l’espèce demandeuse dans la grande famille de la Sardina Pilchardus Walbaum.
Ce qui a également été décidé lors de la dernière session organisée à Agadir, c’est d’approfondir les négociations entre les parties concernées par le dossier. L’objectif est de présenter un document plus consensuel lors de la 31e session du comité du Codex qui se tiendra en Norvège en 2011.
A noter que cela fait 12 ans environ que la bataille de la sardine dure. En effet, à chaque réunion du comité du Codex la sardine marocaine fait face à de nouvelles attaques. Mais, grâce à la synergie des professionnels et des institutionnels, le Maroc continue à conserver sa position de premier producteur mondial de conserves de sardine. Il faut souligner que le Royaume bénéficie aussi du soutien européen en la matière. Dans ce contexte, plusieurs étapes ont été franchies et des batailles ont été gagnées. Lors de la 28e session du comité du Codex à Pekin, un accord de compromis a abouti à l’octroi de l’appellation «conserves type de sardine» à l’espèce Cupea Benticki, pélagique chilienne. En effet, les Marocains et leurs alliés ont exigé que seule la Pilchardus Walbaum pouvait prétendre à l’appellation conserve de sardines. A noter que cette obligation d’étiquetage des produits finis a été validée en mai 2007 à Ottawa.



















