Pour les cimentiers, la conjoncture actuelle est une période bénie, comme du reste les 5 à 10 prochaines années. Jamais il n’y a eu autant de programmes d’infrastructures en projet. Selon les prévisions du ministère du Transport et de l’Equipement, d’ici 2012,
ce ne sont pas moins de 111 milliards de dirhams qui seront injectés dans l’infrastructure, tous secteurs confondus. Et ces sommes ne concernent que les programmes publics.
En tant que fournisseurs, les cimentiers sont en première ligne. Dans son plan d’action des deux prochaines années, Holcim Maroc anticipe la frénésie de la consommation du ciment. D’où sa décision de renforcer la capacité de son unité de Fès dans laquelle la société investira 1,4 milliard de dirhams. La production annuelle de cette usine sera portée à 1,2 million de tonnes en 2010, confie Dominique Drouet, directeur général de Holcim Maroc. Ce projet a une particularité puisqu’il comporte deux volets. Une partie industrielle et un composant environnemental qui prévoit la réhabilitation d’une carrière désaffectée voisine du site. Tout cela est complété par la plantation d’arbres sur 700 hectares près de la cimenterie. Cet écosystème qui coûtera 34 millions de dirhams, devrait contribuer à atténuer les effets des émissions du CO2 dans la ville. Pour le cimentier, il ne fait aucun doute, ce projet est aussi la vitrine de son engagement d’«investisseur socialement responsable».
L’unité de Fès représentera près du quart de la capacité globale de Holcim Maroc, en ligne avec la dimension du marché régional et de son potentiel. En cas de besoin, les plans de l’usine anticipent un éventuel redimensionnement des installations. Cette «précaution» est une suite logique au regard du boom des chantiers d’infrastructure. La surchauffe enregistrée dans l’investissement touristique alimente la boulimie de consommation en matériaux de construction dont le ciment et dérivés. Rien que dans la région de Fès, la consommation du ciment croît en moyenne de 7,5% par an, un peu à l’image de ce qui est observé à l’échelle nationale. Fès connaît une dynamique incontestable, aussi bien sur le plan des infrastructures urbaines et touristiques, que sur celui des programmes de logement. La ville verra émerger un nouveau pôle urbain, des aménagements de qualité et un développement dont on ne peut que se féliciter. C’est précisément pour accompagner cette dynamique, que Holcim Maroc a décidé de doubler sa capacité, pour répondre dans les meilleures conditions aux besoins accrus du marché de Fès et de sa région. La société va investir 1,4 milliard de dirhams. Dans 24 mois, les travaux d’extension seront été achevés.
















