Provenance de l'investissement
L’entrée des flux d’investissement direct en 2006 est caractérisée d’une manière générale par une augmentation de l’ensemble des pays investisseurs au Maroc. Cependant, la France figure en tête des pays les plus investisseurs, suivie de l’Espagne et de l’Union Economique Luxembourgeoise « UEBL ». Ce groupe de pays (France, Espagne et UEBL) représente 72% des IDE reçus au Maroc en 2006.
En dépit d’un net infléchissement par rapport à 2005 (19.522,6 millions de DH), la France a toujours été le premier investisseur étranger au Maroc. Avec 8.450,1 millions de DH d’investissement en 2006, elle représente plus de 33% des IDE reçus au Maroc. La France consolide donc sa position de leader. L’année 2007 devrait confirmer cette tendance, en particulier grâce au rachat de la COMANAV par le groupe CMA-CGM sur la base du prix global de la totalité du capital de la compagnie de 2,25 milliards de DH.
La présence française est particulièrement marquée ces dernières années par une présence très diversifiée qui touchent différents secteurs d’activité (tourisme, aéronautique, automobile, bancaire, etc.).
De son coté, l’Espagne conforte sa position du deuxième investisseur étranger au Maroc avec 7.245,7 Mdhs (28,43% du total des IDE reçu en 2006) contre 1.423 millions de DH.
En plus du rachat des 20% restant du capital de la régie des tabacs au groupe Atladis pour un montant de 4.020 Mdhs, l’Espagne est également très présente dans le secteur du textile, du tourisme et de l’immobilier.
En revanche, l’investissement en provenance de l’UELB a plus que septuplé permettant à cette union économique d’occuper pour la première fois la troisième place avec un investissement de 2.596 Mdhs (10,19% du total des IDE reçu en 2006) contre 348 Mdhs en 2005.
Par contre, les pays arabes ont représenté moins de 10% du total des IDE reçu au Maroc en 2006. Le 1er pays arabe investisseur en 2006 demeure le Koweït avec 983,5 Mdhs d’investissement, soit 3,86% du total des IDE reçu en 2006, suivi par les IDE des Emirats Arabes Unies avec 759 Mdhs (2,98%) et l‘Arabie Saoudite avec 322,1 Mdhs (1,26%) .
En 2006, pour la deuxième année consécutive, les flux d’investissements directs étrangers au Maroc avoisinent 3 milliards de $ sans opérations majeures remarquables.
Les secteurs investis
La répartition sectorielle de l’investissement étranger au Maroc démontre que pas moins de cinq secteurs accaparent l’essentiel des flux des IDE au Maroc : l’industrie, le tourisme, l’immobilier, le secteur bancaire et l’assurance. Néanmoins les activités touristiques et immobilières restent les plus attrayantes.
Le secteur des services représente 64% des IDE reçus au Maroc en 2006. A eux seuls, les secteurs touristique et immobilier, ont enregistré une progression jamais atteinte avec des montants respectifs de 7.925,5 millions de DH et de 3.980,7 millions de DH alors qu’ils n’étaient, en 2000, que de 186,5 millions de DH et de 574,6 millions de DH respectivement. Ces deux secteurs représentent la moitié (48%) des IDE reçus au Maroc en 2006.
En revanche, le secteur de l’industrie occupe, pour la troisième année consécutive, le premier rang avec un flux de 8.684,7 millions de DH contre 2.273,3 millions de DH en 2005 et 1.796,1 millions de DH en 2004. Le secteur est à sa troisième année de performance.
D’après les données du Ministère de l’Industrie et du Commerce pour la période 2004-2005, la participation du capital étranger par grands secteurs dénote une progression de 5% et qui profité au secteur de la chimie et parachimie dont la valeur de la participation étrangère est de 16% et au secteur de l’électronique et électrique avec une valeur de 15%.
En revanche, les secteurs de l’agroalimentaire et du textile et cuir ont connu une régression dans la participation étrangère soit respectivement - 6% et -14%.













