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NEWS LOGISTIQUE

Logistique : GSE étoffe ses plateformes

GSE, groupe français spécialisé dans l’immobilier d’entreprise clés en main, assoit ses ambitions au Maroc. La filiale marocaine du groupe éponyme livrera en octobre prochain les premiers bâtiments de la plateforme logistique de distribution pour le compte de la chaîne Marjane....

Casablanca/Logistique: Les réformes qui s’imposent

L’offre casablancaise en termes de logistique est-elle suffisante? Pas du tout.

Logistique, le détail de l’étude McKinsey

Mettre à niveau la logistique en mettant le donneur d’ordre au cœur de la réforme. C’est peut-être là l’apport majeur à mettre à l’actif de l’étude du cabinet McKinsey sur le secteur de la logistique marocain. «Partout où ce secteur a connu des évolutions révolutionnaires, c’était principalement grâce à l’impulsion des clients qui fixaient des cahiers des charges de plus en plus exigeants», note un expert du cabinet international. Ce dernier opte ainsi pour une analyse de la problématique de la logistique par flux. Cela permet de moins focaliser sur les problèmes propres à chaque sous-secteur pour avoir une vision globale ...

Logistique : McKinsey devra présenter sa stratégie avant fin 2008

L’étude servira de base au contrat-programme CGEM-gouvernement pour la période 2008-2010. Formation, émergence d’opérateurs locomotives..., ce qu’attendent les ...

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Le concept « supply chain management » (SCM)

Le SCM vise à réduire les cycles de fabrication des produits, à réduire les niveaux de stocks (matières premières, produits semi-finis et finis), à fluidifier les flux d’informations, à supprimer les goulets d’étranglement - internes et externes - et à assurer une livraison fiable, rapide, au bon moment et au bon endroit, aux clients. Mais aussi elle a pour but d’augmenter la rentabilité de l’entreprise en la rendant plus réactive et efficace.

Pour qu’une SCM soit efficace il est nécessaire de s’assurer que quelques principes sont opérationnels :

- Une transmission très rapide de l’information depuis le client jusqu’aux derniers maillons de la chaîne (fournisseurs et unités de fabrication notamment)
- Collaborer d’une façon permanente et transparente entre tous les intervenants
- Différencier le produit le plus tard possible dans la chaîne de fabrication pour bénéficier du maximum d’économies d’échelles et d’effets d’expérience.
- Mettre en place des outils de contrôle et d’amélioration. Une SC ne doit pas être figée. Elle doit évoluer en permanence en fonction des changements de l’environnement de l’entreprise.

Ceci implique une volonté au plus haut niveau de l’entreprise. La mise en place d’une SC est donc une décision stratégique qui doit être réfléchie, prise, expliquée, voire imposée par la direction générale de l’entreprise.

Il est clair que l’émergence et le développement du e-business va accélérer le processus et le rendre indispensable . On estime en effet que le commerce électronique va réduire de 70 % le temps de réponse entre une commande client et sa satisfaction. Le e-business va donc mettre l’efficacité de la logistique au centre de la satisfaction du client.

Les outils de la Supply Chain

Le premier outil absolument indispensable, préalable à la mise en place d’une SC est la maîtrise et la fluidité de l’information dans l’entreprise. Pour cela plusieurs techniques doivent être combinées :

Les EPR (Enterprise Ressource Planning) sont des systèmes d’information intégrés des différentes fonctions de l’entreprise (vente, administration des ventes, prospection et devis, production, approvisionnements, finances, SAV etc …) . Il rend compte à la fois des transactions (commandes …) et de l’exécution de ces transactions (suivi) Ce système doit donc permettre à chaque utilisateur autorisé d’avoir accès à toutes les informations nécessaires pour traiter efficacement une demande du client.

L’EDI (Echange de Données Informatisées / Electronic Data Interchange) consiste pour une entreprise à mettre en place des outils informatiques compatibles avec les systèmes des différents partenaires afin d’échanger des données commerciales (commandes) et comptables (facturation). Le e-trade, beaucoup plus souple, rapide et simple, a tendance à se substituer de plus en plus aux anciennes techniques de l’EDI

Les APS (Advanced Planning and Scheduling) sont des systèmes informatiques qui permettent de planifier à l’avance l’ensemble des flux de l’entreprises (tant physiques que financiers). Ces système sont couplés avec les ERP et permettent des anticipations des demandes clients et des productions associées.

Les « Supply Chains » évoluées, ou SC « globales »

Elles correspondent à ce que les américains appellent : The « Demand Based Management ». Dans ce que nous avons envisagé jusqu’alors la gestion de la chaîne logistique était faite par l’entreprise qui s’adaptait aux demande clients grâce aux informations recueillies par la CRM.

Les Supply Chain Globales sont maintenant orientées « client » et non plus « gestion ». Cela signifie que l’on passe d’un mode « poussé-piloté par l’entreprise » à un mode « tiré-piloté par le client ». Le client, par son acte d’achat, devient le facteur déclenchant de toute la chaîne.

Cela signifie la mise en œuvre de techniques de gestion et de production beaucoup plus sophistiqués que dans une SC classique :

Mise en place de « chaînes personnalisées » construites pour satisfaire les besoins liés aux différentes offres « produits / services » à destination de « clients – canaux de distribution » multiples et géographiquement éloignés.

- Installer des système de production innovants basés sur la « différentiation retardée » des produits sur la chaîne de production, tout en étant capable de fabriquer ‘à la demande » (systèmes informatiques associés : les « Capacity Requirement Planning » « Constraint Based Planning » et « Manufacturing Ressources Planning »)

- Intégrer et synchroniser tous les réseaux logistiques tant en amont (fournisseurs) q’en aval (distributeurs). Cela sous-entend de mettre en place un « management par le flux », ce qui oblige :

* De partager les données sur la demande entre les différents intervenants de la chaîne
* De rendre compatibles les systèmes d’information
* De synchroniser la chaîne logistique interne avec celle des partenaires

- Changer les mentalités et assurer la formation des hommes. Ces processus collaboratifs ne sont en rien naturels dans l’histoire de la plupart des entreprises. Les notions du type « ce que je gagne, tu le perds » sont bien ancrées dans l’esprit de beaucoup de cadres et de dirigeants.

Il faut donc apporter la preuve que les techniques opérationnelles décrites ci-dessus :

- Sont inéluctable, particulièrement avec le développement du commerce (et des achats) électronique
- Sont rentables, car une telle réflexion et réorganisation va faire resurgir en interne des gisements de gains de productivité.
- Permettent une meilleures différenciation de l’offre par rapport à une toujours plus grande diversité de la demande client.
- Entraînent une plus grande satisfaction du client et donc une fidélisation plus poussée.


Par :Mohammed BOUKAIDI LAGHZAOUI
Ingénieur Industriel
DESS Management Logistique et Transport
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