Une délégation d’hommes d’affaires allemands est arrivée, jeudi, à Casablanca, à l’occasion d’un business meeting, organisé par le ministère de l’Economie, du Transport et de l’Agriculture du Land Rhénanie-Palatinat. Les rencontres se poursuivent ce vendredi 20 novembre, à Agadir.
L’objectif est d’offrir une opportunité aux décideurs marocains de rencontrer des PME exportatrices: «Le but premier est de promouvoir l’exportation des produits allemands représentés aujourd’hui. Cependant, nous ne souhaitons pas uniquement vendre nos produits, mais bien tisser des relations à long terme avec le Maroc. Dans un deuxième temps, il sera possible d’investir en fonction des marchés. Des retombées pourraient alors avoir lieu en termes de création d’emplois et de transfert des technologies», souligne Hans-Georg Shneider, directeur du département de la Promotion économique, Europe, Economie extérieure et Tourisme du Land Rhénanie-Palatinat. Au total, 6 sociétés de la région du Land ont fait le déplacement. 4 d’entre-elles sont du domaine de l’énergie renouvelable: Demetrion, active dans la fabrication de biogaz, Franz Ludwig, spécialisée dans les systèmes de mesure d’humidité, Rhenecoll-Werk, qui produit des revêtements écolo, et Schott Solar, connue pour ses installations photovoltaïques. Les deux autres sociétés, Schuch GmbH et Wawi-Shokolade, sont respectivement actives dans les domaines de la location de grue et la production de chocolat. A l’exception de Schott Solar, il s’agit de PME.
Vedette de la rencontre, l’énergie verte est un secteur à travers lequel de nombreux industriels souhaitent s’implanter au Maroc.
«Le pays possède d’importantes matières premières, telles que le vent et le soleil. Il faut développer ce potentiel. Nous pouvons produire de l’énergie renouvelable et ensuite l’exporter vers l’Europe. Le Maroc doit être fort dans ce domaine», poursuit Shneider.
Les hommes d’affaire marocains ont répondu à l’appel allemand: «Il y a eu de nombreuses demandes de sociétés marocaines, si bien que nous avons dû effectuer une sélection. Cette sélection s’est faite sur la base d’intérêts convergents. Une septantaine de sociétés sont attendues. Actuellement, 30 sont présentes», explique Susanne Blask, chargée de communication pour la Chambre allemande du commerce et de l’industrie.
Des rencontres B to B se sont déroulées durant l’après-midi et se poursuivent, vendredi, à Agadir. Au niveau des résultats, le directeur de la Chambre allemande, Marco Wiedemann, espère qu’il y aura du concret: «Certainement des contrats seront conclus à la fin de ce voyage professionnel: contrats pour l’exportation des produits, et éventuellement pour la mise en place de production locale. Nous ne visons pas que du court terme, mais c’est à voir avec les hommes d’affaires, bien évidemment».
Les échanges commerciaux germano-marocains représentent environ 13 milliards de DH à l’exportation, pour 3,5 milliard de DH à l’importation en 2007. L’Allemagne est également le 2e pays européen, après la France, où les futurs ingénieurs et scientifiques marocains viennent se former.
A noter que 6.800 étudiants marocains vivent en Allemagne. Un potentiel non négligeable selon un ancien conseiller économique au consulat du Maroc, à Bonn. Et pour un opérateur allemand, il faut conjuguer 3 forces: la main-d’œuvre, les futurs ingénieurs et les investisseurs. «De cette manière, l’Allemagne pourra investir efficacement au Maroc qui est en plein développement», est-il indiqué.
Mission
LA Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc poursuit 4 objectifs principaux. Encourager les relations économiques entre l’Allemagne et le Maroc. Protéger les intérêts de l’économie allemande et marocaine dans leurs pays respectifs. Représenter les intérêts de ses membres et offrir des services aux entreprises intéressées des deux pays.
Depuis 1997, elle accompagne ainsi des sociétés allemandes et marocaines dans la préparation et le déroulement de leurs affaires bilatérales.













