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Le Maroc cherche du pétrole activement

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Encouragé par des études géologiques prometteuses, le gouvernement marocain a signé, jeudi 18 juin, de nouveaux contrats de prospection pétrolière avec quatre sociétés britanniques et irlandaises.
Du pétrole au Maroc, tous les Marocains en rêvent. En plus, il n’y a pas de raison que le Maroc ne soit pas un pays pétrolier, alors que tous ses voisins le sont, le dernier en date étant la Mauritanie, qui vient de découvrir de nombreux gisements dont la capacité de production est estimée à plusieurs millions de barils. Alors, pourquoi les efforts considérables fournis par le Maroc pour découvrir le pétrole, rendus officiels depuis août 2000, n’arrivent-ils toujours pas à produire leurs fruits? Quelle baguette magique faut-il, dans ce cas, employer pour que de ses sous-sols rejaillisse du pétrole? Il est vrai que les explorations pétrolières et les recherches sismiques qui vont avec demandent beaucoup de temps, mais aussi beaucoup d’argent, mais tout le monde convient que cela a trop duré et qu’il y a problème.
Exploration
Mais n’empêche, le gouvernement marocain, encouragé par des études géologiques favorables, ne désespère pas pour autant. Il persiste à signer les contrats d’exploration pétrolière avec les compagnies étrangères, plaçant ses espoirs dans l’avenir et dans la valeur du travail continu. Les dernières en date ont été signées, jeudi 18 juin 2009, entre la ministre de l’Énergie et des Mines, Amina Benkhadra, et quatre sociétés britanniques et irlandaises, à savoir Island international Exploration B.V. Island et San Leon (Morocco) LTD San Leon et des compagnies britanniques Serica Energy Holding B.V. Serica et Longreach Oil and Gas Ventures Limited Longreach.

Ces accords portent sur la réalisation d’études de travaux géologiques, géophysiques et géochimiques. Pour les deux accords signés avec les compagnies Island et Serica, ils concernent sept permis dits “Foum Draa offshore 1 à 3” et “Sidi Moussa Offshore 1 à 4”, d’une superficie totale de 12.715 km2, dans la région du Gharb, une zone réputée pour ses potentialités pétrolifères et gazières importantes. S’agissant du troisième accord, signé avec Island, San Leon et Longreach, il concerne pas moins que 11 permis onshore dits “ZAG 1 à 11”, d’une superficie estimée à 21 672,5 km2, dans la même région.
Dynamique
La signature de ce dernier accord a été rendue possible grâce aux résultats encourageants des travaux réalisés par les trois sociétés dans le cadre du contrat de reconnaissance relatif au bassin de Zag. Tout compte fait, on estime les sociétés étrangères, chargées de réaliser les prospections pétrolières sur le sol marocain à 27 compagnies, auxquelles le gouvernement marocain a octroyé 85 permis de recherche et 7 autorisations de reconnaissance. Deux tiers (2/3) des puits d’exploration sont aujourd’hui concentrés dans la région du Gharb et celle d’Essaouira et seulement 34 puits ont été forés sur les 350.000 km2 en offshore. 
Ce qui fait que la densité moyenne des forages d’exploration au Maroc est de 0,04 puits par 100 km2, contre 10 puits par 100 km2 au niveau mondial, soit un déficit de plus de 7.000 puits. Pour enclencher une nouvelle dynamique dans ce domaine, l’office national des hydrocarbures est en train d’intensifier l’exploration des bassins sédimentaires marocains. A ce sujet, l’Office que dirige toujours Amina Benkhadra, en plus de ses attributions ministérielles, a adopté quatre orientations stratégiques. Il s’agit de faire monter en puissance l’exploration pétrolière, renforcer la dynamique d’ouverture sur le marché mondial et le développement des partenariats, donner à l’Onhym une solide crédibilité internationale et développer l’engagement et la responsabilisation du management.
Quatre grands objectifs par lesquels le Maroc entend s’accrocher à son rêve de se découvrir un jour une vocation pétrolière. Mais Amina Benkhadra semble optimiste, à ce sujet : «Nos chances de faire des découvertes commerciales importantes restent intactes dès lors que sera maintenue et renforcée la cadence des forages des prospects identifiés», avait-elle déclaré, lors des premières assises de l’énergie qui ont eu lieu à Rabat, en mars 2009. 
Des déclarations qui réconfortent en quelque sorte les Marocains qui ont toujours en mémoire la triste histoire de Talsint, dans la région d’Errachidia. Une histoire scandaleuse, survenue en août 2000, et dont le héros n’est autre qu’un certain Michael Gustin, patron de la société américaine d’exploration pétrolière, Lone star Energy, qui avait dit avoir découvert d’importantes quantités de pétrole dans cette région. 
Emportés par l’euphorie, les habitants de cette région, suivis par tous les Marocains, avaient cru que le Maroc rejoindrait très probablement le club très fermé des pays pétroliers et que leurs vies allaient être entièrement se transformer. Mais, la suite des événements ne leur a, malheureusement, pas donné satisfaction. 
Besoin
Ce scénario risque-t-il de se reproduire? Rien n’est moins sûr mais tout est possible aussi. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que le Maroc se découvre une légère vocation gazière, avec l’annonce, en mars 2009, de deux importants gisements de gaz naturel, au large de Larache. Annoncées par les deux opérateurs espagnols Repsol et Gaz Natural, les deux puits recèlent des quantités intéressantes de gaz naturel qui pourraient couvrir les besoins du Maroc pour une durée de dix ans. Sachant que, pour l’heure, le Maroc a un besoin urgent de répondre à la demande croissante en énergie de sa population et de ses entreprises (+ 8 à 10% par an). Le pays dépend à 97 % de fioul, de gaz et de charbon venant de l’étranger et ne dispose pas encore dans son sous-sol de réserves naturelles suffisantes. Comme il ne veut pas non plus se mettre sous la dépendance du voisin algérien. Une découverte spectaculaire de pétrole résoudrait alors tous ces problèmes. 
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